Economie & Finance : Astrolab

14 mars 2011

La Corée du Sud : J’adooooore ! (*)

 

Le documentaire réalisé par France 2 (émission Un Œil sur la planète) est absolument à voir et à revoir.

Ce reportage d’à peu près ½ heure présente le premier fabriquant mondial d’électronique : L’empire coréen Samsung. Il adresse dans le détail, la culture d’entreprise, l’innovation, l’infrastructure ainsi que les ressources humaines.

Ce documentaire, à la limite de la science fiction, m’a touché principalement car la Corée dans les années 50 et 60 était un pays sous-développé et de surcroit dépourvu de ressources naturelles (contrairement au Maroc). Il s’agit d’un cas d’école qui donne un exemple de comment un pays longtemps dans l’ombre de la Chine et du japon s’est fait une place avec les grands de ce monde avec des Samsung, Kia, LG et Hyundai

Les principaux messages à mes yeux sont les suivants :

-          Ayons une vision claire de ce que nous souhaiterions devenir sur le long terme (30 ans par exemple)

-          Réformons l’enseignement avec courage quitte à faire de la casse et tout reconstruire sur des bases saines. Il ne faut pas se voiler la face, l’enseignement va très mal et les pays avancent plus rapidement que nous. Les compromis qui ne fâchent personne ainsi que les réformettes ne donneront que des résultats très moyens sur le court terme

-          Ayons une justice fiable, indépendante et intègre. Une justice devant laquelle tous les citoyens marocains et étrangers sont égaux. Sans cela, l’investisseur national ou étranger réfléchira mille fois avant de mes mettre son argent dans un projet

-          Travaillons. Il n’y a pas de miracles.

 

Bon spéctacle !

(*) Droit d’auteur : Gad Al Maleh

 

 

 

 

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13 mars 2011

Lybie : Le fou et l’hypocrite

Tout le monde s’accorde sur le constat que Kaddafi est un malade mental, j’ai beaucoup apprécié la Une « Kaddafou » d’une précédente édition de « Jeune Afrique ».  Il y a eu, en effet, rarement un consensus mondial autour d’une personne. Face à ce consensus, la communauté internationale a été molle à arrêter les carnages perpétrés par le « Roi des rois d’Afrique», ceci est d’autant plus absurde que les drames qui se déroulent sous nos yeux dépendent des folies d’une seule personne.  Bien sûr, on dira que l’action diplomatique prend du temps. Il faut examiner en détail la situation, consulter les parties prenantes, se réunir, émettre des résolutions et après passer à la coordination de l’action sur le terrain… et tout cela ne se réalise évidement pas du jour au lendemain. 

A mes yeux, tout ce discours n’est que du baratin. Je ne pense pas qu’un minable comme Kaddafi resterait à sa place une journée si les puissances de ce monde décident fermement de son départ. La réalité, hélas, et que les intérêts économiques l’emportent sur les considérations humanitaires. Des milliers sont morts à cause de cette hypocrisie. Les médias ont tendance à présenter les bilans des morts comme des statistiques froides. Non ! Il s’agit de vies humaines, il s’agit d’une Fatima, d’un Ahmed, d’un Soufiane, d’une Manar… qui avaient des rêves et qui ont laissés dernière eux des familles endeuillés avec un goût amer d’injustice.

Le Maroc a exprimé « ses inquiétudes » face à la situation en Lybie, il est vrai que nous n’avons pas possibilité d’imposer un embargo aérien sur la Lybie mais nous sommes au moins souverains de nos déclarations et principes.  Appelons un chat un chat et prenons des positions fermes, c’est le moins que nous puissions faire envers les martyres Libyens. S’aligner dans le camp de la justice et de l’intégrité et le meilleur moyen de forcer le respect en interne et en externe et la garantie d’une  croissance économique et d’une prospérité sociale durables.

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03 mars 2011

Interview avec l'économiste Driss Benali: Autour du 20 Février...

 

Interview intéressante avec l’économiste Driss Benali. Ci-après, les points clés :

  • A la fin des années 90, le Maroc avait un passif très important : analphabétisme, pauvreté, régions rurales exclues…
  • Des projets structurants ont été menés depuis : Programme d’électrification national et d’accès à l’eau potable, réseau routier, Tanger Med, aménagement Bouregreg… cependant, les bénéfices de projets pareils ne seront pas vus sur le terrain qu’à moyen terme
  • Les initiatives pour combattre la pauvreté ont été lancées depuis la moitié des années 90 mais le budget qui leur est consacré est une goutte dans l’océan et ne peut à lui seul régler le problème chronique de la pauvreté
  • La solution réside dans le partage de la richesse (Principale raison dernière les révolutions en Tunisie, Egypte et Lybie)
  • Pour mettre en place ce partage : Un système de gouvernance fiable est à instituer. Le contre pouvoir doit être fort et être capable de mettre la pression sur le pouvoir pour éviter les abus. Cela a un nom, la démocratie.
  • Pour cette raison les pays démocratiques sont ceux qui sont prospères économiquement
  • Historiquement, les hommes d’affaires ont été généralement timides pour s’exprimer sur les réformes structurelles et ont été du côté du pouvoir
  • Le Maroc doit anticiper les changements et ne pas rester passif vis-à-vis des demandes des jeunes
  • Le Maroc a la chance de se distinguer des autres pays de la région et renforcer son positionnement comme pays stable
  • En cas d’un scénario de révolte populaire, les conséquences seront dramatiques pour le pouvoir, le peuple et l’économie surtout avec le problème non résolu du Sahara 

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15 février 2011

Le Beurre et l’Economiste

 

Je suis assez souvent frustré par la presse économique marocaine dans le sens qu’une grande partie des articles sont descriptifs et que la composante analyse fait assez souvent défaut.

Prenons par exemple l’article paru le vendredi 11/02/2011 à la une du quotidien l’Economiste (Beurre : les prix au plus haut)

http://www.leconomiste.com/article/prix-du-beurrebren-hausse-malgre-zero-droit-de-douane

Les points clés de cet article sont les suivants :

-          Flambée des cours mondiaux du beurre

-          Au Maroc, les droits de douane ont été ramenés à 0% depuis 2007

-          Malgré cette mesure, les prix du beurre au Maroc restent élevés

-          Les causes, les grandes surfaces margent trop et certains importateurs contrôlent le marché

Je trouve que pour un article sur deux pages et à la une du premier quotidien économique du pays, le contenu est léger.

Voici quelques questions qu’un article pareil était censé adresser :

-          Pourquoi les prix augmentent au niveau mondial ?

o   Est-ce un problème d’offre ?

§  Diminution de la production mondiale de lait à cause des aléas climatiques

§  Shift vers une production d’autres dérivés de lait : Yaourt, fromage…

§  Coûts des aliments de bétail en hausse

§ 

o   Est-ce un problème de demande ?

§  Pays émergeants qui consomment plus : Chine, Inde, Brésil…

§  Changement des habitudes de consommation : Plus de gâteaux et de gras…

§ 

-          Au niveau national

o   Quel est le taux d’importation du beurre par rapport à la production locale ? comment ce taux évolue t-il ?

o   Si c’est tellement rentable, qu’est ce qui empêche d’autres importateurs de se positionner sur ce secteur apparemment lucratif ?

o   Comment évolue la production locale ? Quels sont les principaux acteurs ? Est-ce que le Maroc exporte du beurre ?

o   Comment évolue la demande locale ? Quels sont les éléments qui influencent la demande ? Est-ce que la demande est cyclique ?

o   Quel est le pourcentage de beurre distribué par les grandes surfaces

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12 février 2011

Risques planétaires

 

 

The World Economic Forum dans son rapport sur les risques au niveau planétaire (http://www.weforum.org/reports/global-risks-report-2011?fo=1) présente une excellente analyse sur les risques globaux, les interconnexions entre les risques et les réponses à apporter pour éviter ou réduire l’impact de ces risques.

Le rapport identifie deux risques centraux et transverses :

-          Disparité économique au sein du même pays et au niveau mondial

-          L’échec de la Gouvernance au niveau mondial : à titre d’exemple les réformes des institutions internationales comme le FMI et le conseil de sécurité. La difficulté de mener des initiatives internationales sur les changements climatiques

Les deux risques centraux ci-dessus impactent trois clusters ou strates de risques :

-          Les déséquilibres macro-économiques : Ce cluster regroupe les risques de volatilité des prix des actifs, les crises fiscales et les déficits budgétaires montants…

-          L’économie parallèle ou illégale : Cette strate regroupe le crime organisé, la corruption ainsi que la fragilité des institutions étatiques

-          Eau, alimentation et énergie : ce dernier groupe traite de la pression de plus en plus importante sur les matières premières de part la pression démographique ainsi que la croissance économique des pays émergeants

Un point intéressant relatif à ce rapport, au-delà de sa qualité de présentation, réside dans le fait que les risques ne sont pas analysés d’une manière isolée. En effet, le rapport a plutôt exploré les interconnexions entre ces risques, ce qui est nécessaire lors du design des plans de réponses.

Finalement, le rapport insiste sur l’importance de dépasser la tentation d’adopter une vision courte-terme pour identifier et traiter les risques.  Il est vrai que dans nos réflexions et débats, nous  nous focalisons sur les risques plus récents (crise économique, terrorisme…)  au détriment du reste (épidémies, perte de la bio diversité…) !

 

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01 février 2011

Un autre modèle pour gérer l’Enseignement Supérieur au Maroc ?

 

J’avais assisté en Décembre dernier à une conférence organisée par la MFAA (Moroccan Fulbright Alumni Association) au sujet de la qualité dans l’enseignement.

Au cours de cette conférence, j’avais retenu qu’en raison des redoublements et des abondons très fréquents au niveau des facultés, le coût par diplômé est très élevé et dépasse celui des écoles ingénieurs qui ont des effectifs nettement plus faibles.

Après réflexion, la raison qui justifie le coût élevé par diplômé aux facultés réside dans le modèle économique et de gouvernance adoptés par l’enseignement supérieur au Maroc.

Le modèle actuel pose les problèmes suivants :

-          Les universités n’ont pas une autonomie sur les ressources humaines et financières. Les exemples de professeurs (nombreux ?) qui ne font que le strict minimum des cours, encadrent très peu les étudiants et ne font plus de recherche sont connus. Est-ce que l’université peut licencier un professeur pour son rendement ? Peut-elle impacter son salaire en fonction de ses réalisations?

-          Deux jeunes diplômés l’un de MIT, l’autre d’une université d’un coin perdu percevront le  même salaire en tant que professeurs à l’université Marocaine

-          Un bachelier de Casablanca ne peut s’inscrire à l’Université de Marrakech car cette dernière offre une meilleure qualité de l’enseignement. Par conséquent, les universités ne se lancent pas dans des efforts pour attirer les meilleurs étudiants. D’une manière générale, l’université accueille les bacheliers d’une région désignée au préalable. Il est vrai que dans certains cas, une sélection est adoptée mais l’université reste toujours dans une situation d’attente passive, les modèles marketing paraissent très loin.

-          Pour les payeurs d’impôts, l’allocation de ressources n’est pas optimale. En effet, si je ne dispose pas de moyens je pars à la « fac » et j’aurai une qualité de formation médiocre à un prix d’or (pour le contribuable). Si au contraire, mes moyens sont suffisants, j’opterais pour des écoles privées ou à des formations à l’étranger (double paiement)

Un modèle alternatif, basé sur un environnement concurrentiel, offrirait une meilleure qualité d’enseignement ainsi qu’une allocation de ressource plus optimale. Ce modèle reposerait sur les principes suivants :

-          Un état qui ne gère plus mais qui se focalise sur l’aspect régalien. Tracer les objectifs, élaborer le cadre légal, accréditer et contrôler les universités publiques et privées

-          Des universités autonomes et responsabilisées à 100 % sur le plan humain et financier

-          Des universités nationales qui rivalisent pour recruter les meilleurs profils au Maroc et à l’étranger côté enseignants et étudiants

-          Des universités qui se distinguent par des visions différentes et ainsi par des stratégies et programmes différents

-          Des formations payantes. Des subventions variables sont accordées par l’état pour prendre en charge les étudiants en fonction de leurs revenus. En contre partie des subventions reçues, les universités publiques se doivent de respecter un cahier des charges précis notamment au niveau des formations à dispenser et des normes à adopter

-          Les universités privées seront dans le même moule que les universités publiques sauf que celles-ci reçoivent des subventions limitées de l’état

Il est vrai que tout ce qui a été dit devrait être supporté par des indicateurs et des analyses plus poussés et qu’il existe des considérations d’ordres politique, syndicales et sociales. Ceci étant, bien que n’étant pas expert dans cette problématique, il me semble que le modèle actuel est dépassé et que la philosophie chère à nos décideurs « le changement dans la continuité » ne tient plus la route. Au regard de l’état de l’enseignement supérieur marocain nous avons besoin de rupture par rapport au modèle actuel.

 

 

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16 janvier 2011

Tunisie, la tyrannie des indicateurs !

 

La Tunisie a souvent été présentée comme le pays modèle dans la région. Les indicateurs socio-économiques ont été utilisés pour justifier les comparaisons avec les autres pays voisins et à pousser ces derniers à plus d’efforts pour rattraper le retard.

Exemples : Doing business, Indices de développement humain, Indice de perception de la corruption…

Je ne remets pas en cause le bien fondé des indicateurs socio-économiques, mais dans un monde où ces indicateurs occupent une place de choix dans l’influence de l’opinion publique ainsi que celle des décideurs cela pose un vrai problème.

En Novembre 2010, en se basant sur ces fameux indicateurs, aucun analyste n’aurait prévu que 40 jours plus tard, la Tunisie serait ce qu’elle est aujourd’hui.

Les conclusions à mon sens sont très simples :

  • Un indicateur reste un indicateur. Ils communiquent des informations utiles certes, mais qui ont des limites. Les limites dépendent notamment des hypothèses, des méthodes de calcul et des données utilisées
  • Aussi sophistiqué un indicateur soit-il, un indicateur ne peut communiquer qu’une partie de l’information. Pour avoir une image fidèle de la réalité, plusieurs indicateurs doivent être combinés. Exemple, le Produit Intérieur Brut (PIB) certes renseigne sur le développement économique d’un pays mais ne mesure ni les dommages écologiques causés par l’activité économique ni la qualité de vie des citoyens. Voir rapport Stiglitz (http://www.stiglitz-sen-fitoussi.fr/documents/rapport_francais.pdf)
  • Dans un sens, chaque indicateur propose une modélisation et ainsi une simplification de la réalité. De ce fait, il y a un risque de décalage entre la réalité et l’indicateur qui devient plus grand quand la réalité est trop complexe à modéliser

 

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02 janvier 2011

Comprendre la crise financière

 

Visiblement, la dernière crise financière est un sujet qui n’a pas fini de livrer ses secrets.

L’analyse suivante (impact_regulation_on_banks_bcg) réalisée par le Cabinet BCG est un travail de qualité qui se propose de traiter les aspects suivants :

  •  Les causes de la crise financière
  • Evaluation des initiatives pour atténuer l’impact de la crise
  • L’impact de ces initiatives sur les banques
  • Qu’est ce qui faudrait faire pour éviter une seconde crise

Très bonne lecture !

 

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03 décembre 2010

Ici Casablanca : Sauvez nous ! (Acte II)

 

Comme prévu, la phase « Pluies exceptionnelles » était sur les bouches de tous les responsables pour justifier les drames des inondations qui font des dégâts importants côtés humains et matériels. Donnons à nos responsables le bénéfice du doute et suivons l’adage marocain « Tb3 el keddab hta bab dar » « Suit le menteur jusqu’à la porte de sa maison ».

Supposons qu’en dépit de toutes les mesures préventives, les pluies étaient plus importantes que les pires des scénarios prévus, comment justifier la carence en communication ?

Prenons le cas particulier des deux chaines publiques (2M et Al Oula), je rappelle financées par l’argent du contribuable.

Tandis que les Casaouis en plein détresse ne savaient plus quoi faire (certains bloqués dans la circulation d’autres sans électricité et inondés par les eaux….) nos deux chaines continuaient à dérouler consécutivement et bêtement les séries à la noix, toutes nationalités confondues : Turque, Korée, Egypte… comme si on vivait dans une autre planète… alors que face à une catastrophe pareille, la priorité numéro 1 et d’informer le citoyen et être sur « le terrain » avec des reportages en direct pour rapporter fidèlement les faits et conseiller les gens …

Au minima, il fallait au moins avoir des bandes déroulantes en bas de l’écran, communiquant les informations critiques sur les téléphones à appeler, les routes bloquées, les prévisions météos, les mesures de sécurité basiques à adopter…

Face aux chaines étrangères largement supérieures en qualité et moyens, les télés publiques marocaines viennent de rater encore une fois l’occasion de s’affirmer sur le segment de la proximité. On sait maintenant qu'il s'agit d'un slogan

 

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30 novembre 2010

Ici Casablanca, Sauvez nous !!

Journée à priori normale, j’ai un RDV sur Rabat et je m’apprête à prendre la route avec une marge d’avance.

Une fois dehors, je découvre que les grands axes de ville sont bloqués : 2 Mars, Abdelmoumem, route de l’Hermitage..  Impossible d’accéder à l’autoroute Casa-Rabat. J’essai d’emprunter la route côtière, même problème.  Après 1heure et quart d’essai, je décide d’abandonner et je cherche le train pour arriver à Rabat. Rien à faire, arrêt du trafic ferroviaire Casa et Rabat. Bref, je suis otage et ne peut quitter la ville.

En rentrant chez moi, je saurai que toute la capitale économique du royaume est sous l’eau, les routes, les tunnels, les maisons sont inondées et les écoles fermées, d’après http://www.wabayn.com même les pompiers sensés secourir les inondés sont eux-mêmes inondés ! Je ne pouvais éviter de comparer Casablanca avec la toute petite ville où je vivais aux états unis où parfois il pleuvait des cordes sans interruption pendant une semaine et que cela ne causait aucune perturbation.

Revenant au Casablanca, plusieurs questions sont à poser notamment :

-          ** Communes + Lydec+ Conseil de la Ville : Pourquoi on tombe chaque année dans le même problème et chaque année on nous sort l’histoire « ce sont des pluies exceptionnelles ! » ?

-          ** Quel est le cout économique d’une ville paralysée (Avec les dégâts des eaux, les personnes qui ne sont pas rendu au travail ou à l’école, la logistique bloquée, les commerces fermés… ) ? Est-ce que ce cout ne compense pas largement les investissements en matière d’infrastructure et de maintenance ?

-          ** Si Casablanca avec ses moyens n’arrive pas à faire fasse à quelques goutes d’eaux, quid des autres villes ?

-          ** Qui assume la responsabilité d’un malade qui perd la vie, juste parce que l’ambulance a été bloquée dans la route et à faire perdre au malade un temps précieux ?

-          ** A Lydec, qui n’est « hadga » que dans l’impression des factures hallucinantes,  où sont vos slogans et où  est votre politique de prévention et gestion des risques ?

-          ** La ville qui s’est lancé dans le projet tramway, ne met-elle pas la charrue devant les bœufs ? 

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