Interview intéressante avec l’économiste Driss Benali. Ci-après, les points clés :

  • A la fin des années 90, le Maroc avait un passif très important : analphabétisme, pauvreté, régions rurales exclues…
  • Des projets structurants ont été menés depuis : Programme d’électrification national et d’accès à l’eau potable, réseau routier, Tanger Med, aménagement Bouregreg… cependant, les bénéfices de projets pareils ne seront pas vus sur le terrain qu’à moyen terme
  • Les initiatives pour combattre la pauvreté ont été lancées depuis la moitié des années 90 mais le budget qui leur est consacré est une goutte dans l’océan et ne peut à lui seul régler le problème chronique de la pauvreté
  • La solution réside dans le partage de la richesse (Principale raison dernière les révolutions en Tunisie, Egypte et Lybie)
  • Pour mettre en place ce partage : Un système de gouvernance fiable est à instituer. Le contre pouvoir doit être fort et être capable de mettre la pression sur le pouvoir pour éviter les abus. Cela a un nom, la démocratie.
  • Pour cette raison les pays démocratiques sont ceux qui sont prospères économiquement
  • Historiquement, les hommes d’affaires ont été généralement timides pour s’exprimer sur les réformes structurelles et ont été du côté du pouvoir
  • Le Maroc doit anticiper les changements et ne pas rester passif vis-à-vis des demandes des jeunes
  • Le Maroc a la chance de se distinguer des autres pays de la région et renforcer son positionnement comme pays stable
  • En cas d’un scénario de révolte populaire, les conséquences seront dramatiques pour le pouvoir, le peuple et l’économie surtout avec le problème non résolu du Sahara